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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
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"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

Edito de juillet 2015. Que vient faire la Grèce dans ma rubrique...
Article mis en ligne le 10 juillet 2015
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Que vient faire la Grèce dans ma rubrique "Penser pour demain" ?

Et pourquoi y mettre aussi la question du TTIP, et celle de la gestion calamiteuse des migrants ?
C’est que la question grecque me parait un formidable révélateur de ce qui est grippé dans notre belle Europe.

Je relie l’article virulent de Marco REVELLI, qu’on pourra lire ci-dessous, aux prises de position de plus en plus nombreuses qui s’expriment pour le moment au sujet du TTIP, particulièrement celui de Pierre Defraigne dans la nouvelle parution de POUR, mais aussi, sur un tout autre registre, plus fondamental, celui qui rejoint ma pensée profonde depuis des années, avant même la lecture lumineuse que fut pour moi celle du livre Parole de terre : Une initiation africaine (1996) [1] d’où je tiens ce rêve qui a pu un jour se réaliser : faire un stage chez Pierre Rabhi. La crise de la dette est directement liée, eh oui, à des enjeux climatiques, nous dit Olivier Vermeulen voir l’article.

Je vous partage un autre article de Pierre Defraigne, "Quand le silence de l’Europe réveillera-t-il le citoyen européen ?" (Voir l’article)
Une synthèse impitoyable de la situation où se trouve coincée l’Europe.
La gestion de la crise grecque n’en est qu’une des manifestation. La gestion des migrants en est une autre. l’amorce d’accords translatantique avec les EU ne font que confirmer le suicide collectif dans lequel elle s’embarque, sans vision d’avenir, sans réelle prise en compte des autres continents, sans considération, ni pour le genre de société ni pour le genre de planète que nous préparons à nos enfants et petits enfants, surtout à ceux des pays les plus pauvres et les plus exposés aux changements climatiques, dont nous sommes solidairement responsables pour une bonne part, faut-il le rappeler ?

Mais nous aurons bientôt l’occasion de voir le nouveau film de Yan Athus Bertrand, "Humain", qui va sortir partout et gratuitement en septembre. Salutaire, j’imagine.

Et bien sûr comment ne pas faire une connexion avec le livre de Jeremy Rifkin dont j’ai déjà abondamment parlé ?

On peut certes ne pas tout mélanger, mais il y a une autre connexion qui me saute aux yeux. Vous allez peut-être bondir, car ça ne va pas de soi : la question des djihadistes. "Nous n’avons pas affaire à un phénomène sectaire isolé ni à une "radicalisation de l’Islam" mais plutôt à une islamisation de la révolte radicale. » écrit l’anthropologue Alain Bertho (voir l’article). Et à ce propos aussi j’ai vu passer, comme dans la réflexion de Mario Revelli, la notion de "construction scientifique de l’ennemi", qui me parait un outil de compréhension très important, à la fois séculaire et très actuel.
Notre société désorientée se cherche désespérément de nouveaux ennemis, bien nécessaires à notre survie mentale. Car s’il n’y a plus d’ennemis extérieurs, il faudra bien se résoudre à faire notre propre examen de conscience.
"Le problème de la radicalisation est en effet systématiquement lié à un ennemi extérieur : c’est parce qu’il y a des puissances qui débauchent, entrainent et arment des personnes résidant « chez nous » que le terrorisme existe. Dans l’optique de la radicalisation, l’ennemi intérieur est toujours conçu comme lié à la menace des ennemis extérieurs." écrit Renaud Maes dans l’Editorial du dernier n° de la Revue Nouvelle. (Voir l’article).
Elle ne cherche pas des adversaires, car un adversaire nous aide à progresser, mais des ennemis, qu’il faut éliminer. Elle les cherche tous azimut, ces ennemis : les grecs paresseux et profiteurs, Daech, le néo-capitalisme, les riches, pour les uns, et pour les autres, les pauvres...

Et si on se mettait à écouter vraiment ce qui se dit, ce qui se pense, surtout dans les jeunes générations, ce qui émerge, ce qui s’élabore et fait émerger notre monde de demain, cahin-caha, celui dans lequel devront vivre les générations futures ? Auxquelles ne semblent pas beaucoup penser les "créanciers" ni les gardiens de l’oligarchie européenne.

C’est pour cela que nous sommes nombreux à soutenir SYRIZA.
C’est qu’il y a quelque chose, là-bas, qui est de nature à secouer nos vieilles structures délabrées. Vous trouverez dans les articles que j’ai rassemblé ces jours-ci dans l’arcenciel des passages qui soulignent ces failles, qui pourraient être les interstices dans lesquelles pousseront de nouvelles plantules, qui feront reverdir la morne plaine. Une fois n’est pas coutume, l’optimisme habituel de mon site se cache sous une vision fort noire. Mais vous verrez, ce n’est pas de la déprime, ce sont au contraire des traces du futur en construction, une autre façon de "penser pour demain".

Michel Simonis, le 7 juillet 2015




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