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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
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"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

Mes vaches sont nourries aux fleurs...
Article mis en ligne le 25 juillet 2017
dernière modification le 6 octobre 2017
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“Mes vaches sont nourries aux fleurs, c’est quand même incroyable ! [grand sourire]. Cette nourriture est beaucoup plus riche en oligoéléments que l’herbe standard. Les vaches ont la capacité de manger ce qui leur fait du bien et ce qui leur manque. Comme j’ai des ‘prairies pharmacie’, mes animaux ne sont jamais malades”, souligne Stéphane Delogne. “Voici du plantain lancéolé”, dit-il. “C’est une herbe riche en tanins, qui sont bons pour l’équilibre de la flore intestinale des vaches. Et en plus, elles adorent ça.”


“Regardez ce Matisse !”, lance-t-il à l’approche d’un de ses terrains à haute valeur biologique. Du bleu, du blanc, du vert, du mauve, du rose, du jaune : les couleurs de ce tableau fleuri sont du plus bel effet. “Il y a une cinquantaine d’espèces végétales différentes : reine-des-prés, millepertuis, gaillet jaune, alchémille, mauves musquées, molènes noires, angélique, marguerites et même des orchidées sauvages.”

Une nuée d’oiseaux s’envole. Des abeilles et des papillons petite tortue butinent. “Si quelqu’un reprenait cette parcelle et décidait de mettre de l’herbe classique fertilisée, parce que les fleurs, ce n’est pas assez rentable, ce serait un écocide. Il y a deux façons de faire disparaître un paquet d’animaux : intensifier l’élevage et supprimer l’élevage”, affirme l’agriculteur.


Stéphane Delogne, éleveur de bovins bio en extensif (une bête/un hectare) à Bertrix depuis 6 ans, est un amoureux fou de la nature. Il a fait de la trentaine de parcelles qu’il possède, des lieux grouillant de vie, végétale, animale et indigène. Dans ses prairies où il fait paître, en rotation et toute l’année, sa quarantaine de vaches et taureaux Highland écossais, aux longs poils et cornes impressionnantes, on trouve de tout, sauf de l’herbe classique.

Stephane Delogne

Des veaux qui naissent dans les bois

Certaines de ses vaches et quelques taureaux y vivent et des veaux ont vu le jour ici. “Trois l’année dernière et une autre naissance est prévue dans un mois. Quand un veau naît en pleine nature, à quel moment sait-il qu’il est un animal d’élevage ? Il ne le sait pas. La seule chose, c’est qu’il y a une clôture, que je dois lui faire un prélèvement de poils et lui boucler l’oreille. Hormis les contacts que mes vaches ont avec moi, elles sont comme des sauvages.”

P.S. :

Pour lire tout l’article d’Isabelle Lemaire, publié dans La Libre le mercredi 19 juillet 2017 : http://www.lalibre.be/actu/planete/balade-dans-les-jardins-extraordinaires-d-un-eleveur-peu-banal-596f46c7cd70d65d24db816d




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