Notes de lecture
Convergences de lectures - 5. Et pour conclure... à suivre...

Un bouquet de livres.
En cinq parties.

Article mis en ligne le 11 février 2021
dernière modification le 13 mars 2021

Par Dieu sait quel hasard...

Suite des parties 1, 2, 3 et 4 :
5. Et pour conclure : suite et pas fin...

6. Et puis encore...

5. Et pour conclure...

Quelques fils de la toile de la vie sont dans nos mains.
Tant de nombreux fils que le maintien de la toile elle-même sont entre nos mains.
Mieux que ça, nous sommes dans la toile. On a considéré depuis des millénaires que nous et la toile étions deux choses différentes, séparées au point que nous avons cru pouvoir faire de la toile un objet à connaître, à utiliser, à exploiter, à s’approprier, “à soumettre” comme dit la Bible.
En estimant que nous sommes au dessus, on l’a soumise, on l’a mise en dessous, c’était même un commandement divin. Nous avons le résultat devant nos yeux.

Un petit virus diabolique et assassin est venu enrayer le déroulement de notre jeu. Il était déjà tordu, c’est ce que prêchaient, dans de désert, depuis 50 ans les prophètes de malheur comme René Dumont et d’autres. Mais, maintenant, le jeu nous apparait complètement aberrant, sinistre, suicidaire.

Pour mettre une petite couronne de plante sauvage sur le tableau, il y a le chef Raoni qui vient de déposer plainte devant le Tribunal contre Bolsonaro pour crime contre l’humanité. Le crime d’écocide n’étant pas encore reconnu en droit international, il faut passer par le crime contre l’humanité, étant bien entendu que l’un ne va pas sans l’autre. L’écocide EST un crime contre l’humanité, puisqu’il empêche les communautés indiennes de survivre sur leurs terres.

Tandis que je tourne un peu autour du pot, ne trouvant pas les mots justes pour exprimer le fond de ma pensée, je reçois les dernières nouvelles de Frontière de Vie de Sarayaku. C’est Jacques Dochamps qui traduit le mieux ce que je veux dire :

“Nos biologistes, nos forestiers, nos physiciens, nos médecins, nos chercheurs en toutes disciplines,
sont en train de découvrir ce que nous disent depuis toujours les peuples autochtones :
Tout est vivant, tout est sensible, intelligent, intriqué, relié.
Nous sommes un tout, immense,
et tout est empli d’intelligence et de conscience.
Nous sommes UN.
Tel est le message fondamental de la Frontière,
qui jaillira tôt ou tard de la forêt primordiale,
nous appelant à nous « reprendre »,
nous métamorphoser,
et à bâtir, enfin, un monde digne de ce nom.”

Y-a-t’il d’autres choses à dire ?
Peut-être simplement évoquer et recommander
- le livre de Jacques Dochamps : Les perruches du soleil, que je présente dans Larcenciel, ici. . (https://larcenciel.be/les-perruches-du-soleil ), “un livre où il évoque sa rencontre avec un peuple amérindien "les Sarayaku", qui ont lutté avec succès contre les invasions des sociétés pétrolières sur leur territoire.”

- les sites de Frontière de Vie
et de Sarayaku ;
Le beau site en anglais Kawak Sacha, Sarayaku, Living Forest : https://kawsaksacha.org/

- et l’interview de José Gualinga dans "action rébellion", dont je propose une traduction en français ICI...

Lire le texte en anglais ou en espagnol, avec les photos :
https://writersrebel.com/voice-of-the-living-forest-interview-with-indigenous-resistance-leader-jose-gualinga/

ou en espagnol :
https://writersrebel.com/lectura-larga-la-voz-de-la-selva-viviente- entrevista-con-el-lider-de-la-resistencia-indigena-jose-gualinga/

Pour conclure, disais-je...
Mais ce n’est qu’un commencement.
A chacun de poursuivre le chemin à sa propre manière...

Quand même, vient un point d’orgue, avec le dernier essai de Bruno LATOUR : "Où suis-je ? Leçons du confinement à l’usage des terrestres".
J’en parle déjà ICI.
J’en donne une présentation ICI, et un bel extrait qui vient conclure, oui, cette fois, pour du vrai, ma "Convergence de lecture" : à lire ICI.