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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
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"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

Pour changer le rêve, RéVEILLER LE RÊVEUR
Article mis en ligne le 29 septembre 2011
dernière modification le 19 juillet 2013
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"CHANGER LE RÊVE"... La formule nous vient de la Pachamama Alliance, et fait écho à l’interpellation des peuples indigènes : si vous voulez nous aider et sauver la planète, sortez de votre rêve.

Mais la crise multiforme est en train de donner un autre dimension à cette expression : s’éveiller, se réveiller, c’est sortir de notre mode de vie et de nos croyances de progrès infinis : sur une planète finie, il est urgent d’abandonner le rêve d’une croissance sans fin.

Ce que le symposium "Réveiller le rêveur, changer le rêve" ne disait pas (ou n’osait pas dire), c’est que la crise est aussi économique et financière, et qu’elle met en question les fondements même de notre société globale. Certains ont essayé de négocier avec le concept de "capitalisme" en mettant seulement en question le capitalisme sauvage. Mais il est devenu clair pour beaucoup que le capitalisme est toujours sauvage, en tout cas qu’il l’est tout entier devenu, et tout autant le capitalisme d’Etat que le capitalisme privé. Car ce qui est en jeu, c’est la croissance, pierre angulaire du capitalisme.

Pas n’importe quelle croissance, celle qui est évaluée sur la planète entière par le "Produit intérieur brut". Une croissance exclusivement productiviste. Il faut d’urgence remplacer ce thermomètre pervers. Une belle synthèse de cette problématique est offerte par une vidéo du journal de soir, un incontournable à visiter : "Le bonheur brut".Voir.

Croissance, profit et capitalisme.
Pour gagner de l’argent avec son capital, il faut qu’il grossisse. C’est le fondement du profit. C’est le principe de "l’argent-dette". Pour qu’il grossisse, il faut investir là où on va produire plus. Pour produire plus, il faut forcément que l’on consomme plus. Et c’est sans fin.

Je viens de lire dans "Financité" une information qui donne froid dans le dos :

" Le simple fait de déposer de l’argent sur un compte d’épargne finance, via les banques, une activité économique qui est souvent délétère pour l’environnement et la société à plusieurs niveaux. Plus grave encore, selon ’Factor-X (The Climate Consulting Group), au niveau mondial, investir 10.000 euros en bourse va engendrer l’équivalent de l’empreinte carbone moyenne d’un Belge sur une année, ou l’équivalent de cinq allers-retours Paris New York en avion ! A côté des gaz à effet de serre, les instituts financiers financent des activités polluantes sans nous en tenir au courant. De même, les considérations de respect du travailleur en suivant au minimum les règles de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) sont inexistantes ou presque.
"Chercher à connaître précisément les entreprises ou activités que votre argent va soutenir ainsi que leur impact social et économique réel relève de l’impossible."

(Financité magazine, n° 20, décembre 2010, page 10). Voir le site de Financité.

Mais il y a des alternatives. Voir l’article entier, présentant la coopérative ELTYS : "Le monde de partage doit remplacer le partage du monde" (Financité page 10). VOIR le site d’ELTYS.

Les nouveaux concepts fleurissent : décroissance, simplicité volontaire, sobriété heureuse. Des livres sortent sur la question. Christian Arnsperger, à la pointe de l’iceberg réfléchit sur des exercices à la fois spirituels, économiques et politiques pour nous aider à vivre de façon non capitaliste et non consumériste dans une société qui restera encore un temps capitaliste et consumériste, en attendant qu’elle change.

Le symposium "Réveiller le rêveur a été pour moi un formidable outil de conscientisation et d’évolution, un fil rouge parmi de multiples fils qui se tissent partout sur la planète pour une autre manière de vivre, pour une sortie du cercle infernal où nous entraîne la machine devenue folle.

Mars 2011 : le mot de la fin, un travail qui résume tout cela de manière magistrale, c’est le livre de Tim Jackson : "Prospérité sans croissance".

Septembre 2011 : "La crise n’est pas financière, mais humaine" (Pierre Rabhi) : VOIR

ET PUIS Le Blog que j’avais mis en route en 2008 pour accompagner les participants du "Symposium" est resté en léthargie depuis un an. Je le reprends comme annexe de mon site LARCENCIEL. J’y ai mis 5 extraits d’entretien avec Pierre Rabhi, qui dit tellement bien l’essentiel du symposium... et l’a mis en oeuvre.




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