Muhammad YUNUS
Article mis en ligne le 5 avril 2008
dernière modification le 13 août 2009

Pour moi, les pauvres sont comme des bonsaïs.


Si vous plantez la meilleure semence du plus grand des arbres dans un pot de fleurs, vous obtiendrez une réplique de cet arbre haute de quelques centimètres.
Ce n’est pas la semence qui pose problème : c’est le terrain qui ne convient pas.
Les pauvres sont des hommes-bonsaïs.
Il n’y a rien de mauvais dans leurs origines. La société ne leur a simplement pas donné ce dont ils auraient eu besoin pour se développer.
Pour sortir les pauvres de la pauvreté, il faut créer un environnement favorable.
Une fois que les pauvres pourront libérer leur énergie et leur créativité, la pauvreté disparaîtra très rapidement.
Joignons nos mains pour donner à chaque être humain une chance de libérer son énergie et sa créativité.

Muhammad YUNUS, Prix Nobel de la Paix.

’’Vers un nouveau capitalisme’’

(J.C Lattès)

Phrase de la semaine (6/4/08) de "homme de parole"