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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
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"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

L’Europe de Charlie
Article mis en ligne le 16 janvier 2015
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(Extaits d’une libre opinion, LLB, 16 janvier 2015)

On a retenu de la marche de Paris dimanche dernier que les autorités mondiales pouvait se mobiliser, mais si la vraie leçon était l’émergence d’une communauté européenne transnationale ?

La solidarité a pour le moins dépassé les frontières des pays européens. Voilà une des dimensions les plus significatives et pas suffisamment analysée dans les réactions aux manifestations : c’est leur caractère transnational. Spontanément nombre de citoyens se sont sentis solidaires de Charlie hebdo sans tenir compte des frontières nationales qui les séparaient des victimes.

Bien sûr, les menaces de terreur n’ont pas de frontières et l’émergence d’un ennemi commun renforce la cohésion interne, mais il est plus fondamental que ces valeurs qui furent souvent présentées comme françaises sont en réalité pour le moins européenne et au delà puisque les marques de soutien ont dépassé ces limites continentale. Ainsi, on a pu voir surgir dimanche un peuple de citoyens européens.

Le célèbre sociologue allemand Ulrich Beck, récemment décédé, avait déjà fait remarquer lors de l’assassinat de Théo Van Gogh que les événements originellement nationaux reçoivent rapidement une dimension supranationale parce qu’ils confrontent a des problèmes, des débats et des valeurs qui font partie d’une conscience européenne ou encore plus large. La saga de Charlie confirme son analyse.
De même, le modèle que Beck propose pour aborder ces problèmes globaux est plus que jamais d’actualité, quelques jours après son décès. Parce que les Etats nationaux n’ont plus de prise sur beaucoup de ces problèmes, penser et agir de manière transnationale est la seule solution qui soit vraiment d’intérêt national.

En résumé : après la séparation de l’église de l’État dont on a beaucoup parlé ces derniers jours, il faut tendre à une séparation entre la Nation et l’État. C’est un modèle qui pourrait déjà servir pour l’union européenne. Certainement la sécurité nationale ne peut plus être envisagée que de manière transnationale.
Le raisonnement est aussi valable pour d’autres défis comme le changement climatique ou pour une autre question qui récemment soulevé les passions en Europe : l’évasion fiscales notamment à travers le LuxLeaks. Là aussi il apparaît que les états nationaux individuels sont impuissants.

"Parce que les états nationaux n’ont plus de prise sur beaucoup de ces problèmes, penser et agir de manière transnationale est la seule solution qui soit vraiment intérêt national".

Dave Sinardet, professeur à la Vrije universiteit Brussel et à l’Université Saint-Louis.




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