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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
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"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

Ecole et résilience
Article mis en ligne le 29 août 2016
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Sommes-nous condamnés à succomber aux épreuves ? À chuter sur les obstacles ? À sombrer après un traumatisme ?

Pour Boris Cyrulnik, il n’en est rien.
Pour Jean-Pierre Pourtois, c’est du côté de « Éducation implicite » qu’il cherche. Avec deux questions. Comment se socialisent les enfants ? Par quels processus s’individualisent-ils ? [1]


Ecole et résilience

Sommes-nous condamnés à succomber aux épreuves ? À chuter sur les obstacles ? À sombrer après un traumatisme ?

Pour Boris Cyrulnik, il n’en est rien. Nous pouvons reprendre notre développement après tous nos déboires. Mais à certaines conditions sine qua non qu’il s’est attaché à décrire. Nous pouvons être résilients pourvu que nous trouvions dans notre entourage des tuteurs de résilience. Des figures d’attachement qui nous aident, jeunes ou moins jeunes, à nous en sortir.

Dans ce collectif, des psychologues de l’éducation développent une idée exposée par Boris Cyrulnik dans Parler d’amour au bord du gouffre : que l’école peut être ce tuteur de résilience. Ils présentent les pratiques résilientes dans l’institution scolaire, comme l’accueil des handicapés ; les facteurs de résilience scolaire, par exemple, contre les maltraitances familiales ; les processus de résilience, comme le sens de l’humour.
Ils montrent que la résilience permet de lutter contre l’échec scolaire.
Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, est l’auteur de best-sellers dont le dernier paru est De chair et d’âme.
Jean-Pierre Pourtois est professeur de psychosociologie de l’éducation familiale et scolaire à l’Université de Mons-Hainaut en Belgique.
Contributions de Marie Anaut, Cristina Antunes, Alain Bentolila, Évelyne Bouteyre, Delphine Burrick, Éric Debarbieux, Rollande Deslandes, Huguette Desmet, Carine Dierkens, Henriette Englander, Anne-Marie Fontaine, Daniel Gayet, Willy Lahaye, Line LeBlanc, Marie-Louise Lefebvre, Odette Lescarret, Pierre Mannoni, Michel Mercier, Émilie Morel, Bernard Terrisse.


Eduquer, c’est l’affaire de tous

« Il faut tout un village pour éduquer un enfant » dit un proverbe africain. En ces temps où l’individualisme s’impose au sein de la société en général et de la famille en particulier, suscitant des problématiques spécifiques telles que l’angoisse des parents, la (sur)puissance mais aussi la fragilité de l’« enfant du désir », le désarroi des enseignants et des éducateurs, le recours fréquent aux psy… il est urgent de retrouver de la reliance entre les gens pour permettre le bien-vivre – surtout le bien-faire ensemble – et susciter le développement optimal de tous, enfants et adultes. Certes ! Mais comment faire ? Etre des parents seuls face à l’éducation de leur enfant, des enseignants isolés dans leur classe, des intervenants socio-éducatifs, sanitaires, culturels… sans lien les uns avec les autres se révèle peu efficace, décourageant et anxiogène. Par contre, travailler ensemble, co-éduquer permet de créer une synergie fructueuse dont les bénéficiaires sont non seulement les enfants mais aussi les adultes qui s’engagent dans une telle voie.

Voir l’article "Education émancipatrice"

Notes :

[1Dans "L’Education implicite" (Dunod), J.P. Pourtois et H. Desmet, répondent à ces questions en faisant appel aux interactions sociales : leur étude vise à analyser l’éducation au sein de la famille, c’est-à-dire un ensemble d’interactions jouant un rôle majeur dans la socialisation de l’enfant. Cette éducation est qualifiée « d’implicite », car elle n’est pas explicitement formalisée et se fait à l’insu de l’enfant : sans son consentement formel.
Voir sur le site du GBEN le résumé d’une de leurs intervention sur ce sujet à la 5e BIENNALE DE L’EDUCATION ET DE LA FORMATION (Synthèse sur les site du GBEN)




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