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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
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Michel Simonis

Vocabulaire : le féminin et le masculin

la « communication épicène ». Ça s’appelle comme ça !

Article mis en ligne le 25 février 2021
dernière modification le 11 février 2023

Montréal veut s’attaquer « à la suprématie » du masculin sur le féminin en français.

Sans tomber dans les travers (les aberrations ?) de l’écriture dite "inclusive", ou "genrée"...

Car je persiste : haro sur l’écriture dite inclusive, cette horreur du français écrit ! Cette illisibilté élevée au rang de progrès social...

Émilie Dubreuil
Radio Canada. Publié le 22 mai 2020

 >https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1705455/epicene-montreal-suprematie-masculin-feminin-francais]

L’administration de Valérie Plante compte faire adopter un règlement pour former élus et employés à la « communication épicène », le plus rapidement possible.

À l’ordre du jour des élus au conseil municipal lundi : régler le cas de la prédominance du masculin sur le féminin dans la langue de Molière. Le comité exécutif recommandera, en effet, que la Ville adopte désormais un mode de communication “épicène”.

Épicène ? Adjectif savant. Sert à désigner indifféremment l’un ou l’autre sexe. “Enfant”, par exemple, est un mot épicène (neutre) pour désigner un garçon ou une fille. Des linguistes utilisent aujourd’hui l’adjectif épicène pour désigner un récent courant linguistique dont le but est de guérir le français d’un excès de masculinité.

“La langue française n’a pas toujours eu cette suprématie du masculin sur le féminin. Ce n’est qu’à partir du 17e siècle que des règles ont été introduites en la matière”, peut-on lire dans la recommandation du Système de gestion des décisions des instances de la Ville de Montréal.

Pour le comité exécutif, donc, il faut prendre les choses en main. “Au 21e siècle, il est temps de revoir notre façon de s’exprimer pour assurer l’inclusion des divers types de genre humain”, explique toujours le document.

Investir dans la formation de la fonction publique

Former la fonction publique, les élus et les relationnistes de la ville à s’exprimer en “épicène”, voilà le projet que recommande le comité exécutif de la ville de Montréal.

Émilie Thuillier est mairesse d’Ahuntsic-Cartierville. C’est elle qui a porté ce dossier depuis le début. “L’adoption de cette politique de communication épicène est le résultat de nombreux efforts”, dit-elle satisfaite. Concrètement, cela veut dire quoi ? “Il s’agit d’employer des appellations au féminin à côté des appellations au masculin”, nous explique l’Office québécois de la langue française.

Il faut, toujours selon l’OQLF, “abandonner progressivement le masculin générique (quand le masculin englobe les deux genres) et rendre plus égale la représentation des femmes et des hommes dans le texte lui-même, en jouant sur les structures, les pronoms, le style utilisé, les accords, etc.”

“La rédaction épicène est également appelée rédaction non sexiste”, dit en résumé l’OQLF.

Les idéatrices et idéateurs de la communication épicène recommandent, par exemple, la double désignation et de mettre le féminin en premier. On dira notamment : “La ou le juriste veillera à la parfaite conformité du règlement adopté” ou encore : “L’ambulancière et l’ambulancier travaillent fort”.

“La posture idéale de la communication épicène est de trouver une formulation neutre pour ne pas utiliser le masculin et le féminin. On peut dire population montréalaise, plutôt que Montréalaises et Montréalais”, explique la mairesse d’arrondissement Émilie Thuillier.

Les tenantes et tenants de la communication épicène recommandent aussi d’utiliser le “singulier collectif”.

Au lieu de dire : “Les policiers procéderont à une enquête” on dira plutôt : “La police procédera à l’enquête”. Cette nouvelle façon de parler permet d’éviter l’usage du masculin à valeur “universelle”.
Autre must de la communication épicène : l’ellipse. Au lieu de dire, par exemple : “La Ville recherche un responsable de la communication non genrée”, il faudrait dire ou écrire : “La Ville cherche responsable de la communication non genrée”. Enfin, le comité exécutif précise qu’il recommande que “l’entrée en vigueur de la directive et la formation de la fonction publique se fassent dans les meilleurs délais”.

Émilie Thuillier est enthousiaste. “À partir du mois de juin, malgré la pandémie, on va commencer les formations”.