LARCENCIEL - site de Michel Simonis
Slogan du site

"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

Dans un billet de Yves Michel, je viens de découvrir , Otto Scharmer et sa...
Article mis en ligne le 17 novembre 2018
dernière modification le 3 novembre 2018

Dans un billet de Yves Michel, je viens de découvrir Otto Scharmer et sa "Théorie U", son nouveau livre.

Le processus « U » nous propose un voyage nous permettant de nous relier à qui nous sommes véritablement par l’expérience du Presencing, un néologisme crée par Scharmer à partir des mots presence et sensing (ressenti).

L’introduction, lisible par tout le monde est fort intéressante, et donne envie d’aller plus loin.
En voici un extrait.

Petit exemple :

« Le succès d’une intervention dépend de l’état intérieur de l’intervenant. »

La Théorie U met le doigt sur le point aveugle du leadership actuel que sont les « conditions intérieures », ou sources, à partir desquelles nous agissons individuellement et collectivement.

Ayant grandi dans une ferme, j’aime comparer notre état intérieur à un champ. Tout champ comprend deux faces : l’une visible, manifestée par ce qui pousse ; l’autre invisible, souterraine, manifestée par la qualité du sol.

Ces deux dimensions s’appliquent également aux champs sociaux. Nous voyons ce que nous faisons, c’est-à-dire les résultats pratiques et visibles auxquels nous parvenons dans le monde, mais prêtons rarement attention à la source, ou aux racines de nos actes, c’est-à-dire à l’état intérieur à partir duquel nous agissons. La Théorie U nous invite à observer ce point aveugle qu’est la dimension source du champ social, la qualité des relations que nous entretenons avec nous-mêmes, les autres et le système.

C’est un processus essentiel car là où va l’attention va l’énergie. L’énergie d’un groupe converge naturellement vers le lieu où son leader (dirigeant, éducateur, parent, etc.) place son énergie. Dans un groupe, lorsque la qualité de l’attention passe de l’ego à l’éco – du je au nous – alors une ouverture se produit dans le tissu systémique invisible qui active un champ social génératif.

Je constate, après plus de vingt ans d’accompagnement du changement, que la qualité des résultats obtenus par un système dépend de la qualité de conscience à partir de laquelle les membres du système opèrent. En résumé : la forme suit la conscience.

Feuilleter toute l’intro sur Calameo


Intro de la première partie du livre :

Certains affirment qu’en dépit de tous les discours autour du changement, peu de choses évoluent. Mon expérience m’informe du contraire. J’ai été témoin de plusieurs glissements tectoniques au cours de ma vie. J’ai vu le mur de Berlin s’effondrer en 1989 et avec lui toute la dynamique de la guerre froide. J’ai vu la fin du système de l’apartheid en Afrique du Sud. J’ai vu la jeunesse nord-américaine se mobiliser pour mettre au pouvoir le premier président afro-américain. J’ai vu le cœur de l’économie mondiale glisser en trois décennies de l’Occident vers l’Extrême-Orient. Aujourd’hui, je vois également le changement se manifester dans la montée des autocraties, des nationalismes et des mouvements d’extrême-droite, comme autant de réactions à une mondialisation à sens unique et de tentatives de voiler un phénomène bien plus important : l’éveil d’une nouvelle conscience à travers la planète. Bien que ces évolutions n’aient pas toutes abouti à des transfor- mations profondes, je suis certain d’une chose : aujourd’hui tout peut arriver. J’ai la conviction que le changement majeur de notre époque n’est pas derrière nous, mais juste devant. Ce change- ment est lié à la transformation du capitalisme, de la démocratie, du système éducatif et du soi.