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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
Slogan du site

"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

Nous aurions préféré avoir tort.
Article mis en ligne le 25 juin 2026

Nous aurions préféré avoir tort.

Nous aurions aimé que ceux qui, il y a quinze ans, traitaient les écologistes de « fanatiques de l’apocalypse » soient dans le vrai.
Nous aurions aimé nous dire que nous avions dramatisé,
que les climatologues s’étaient trompés,
que les scénarios annonçant le pire étaient finalement restés lettre morte.

Nous aurions préféré ne pas avoir à enquêter sur le lobbying des énergies fossiles,
ne pas avoir à suivre les mouvements climat,
ne pas avoir à relayer les rapports alarmistes,
ne pas avoir à dénoncer sans relâche l’irresponsabilité des politiques.

Sauf que voilà.

Cette canicule, celle de tous les records, nous donne raison.

Nous étouffons. Les villes sont devenues des étuves. Les animaux souffrent, la végétation dépérit et, dans l’urgence, les humains tentent tant bien que mal de s’adapter.

Comme annoncé depuis des décennies, le chaos climatique sévit et creuse les inégalités. Et pour toute réponse, les politiques incitent à s’hydrater (c’est indispensable, faites-le, mais c’est largement insuffisant).

En 2013, quand Reporterre a été lancé, nous savions et écrivions déjà que le péril écologique serait l’enjeu majeur de notre époque. Qu’il en allait de notre survie.

En 2013, quand Reporterre a été lancé, nous savions et écrivions déjà que le péril écologique serait l’enjeu majeur de notre époque. Qu’il en allait de notre survie.

Grâce au soutien de dizaines de milliers de lectrices et de lecteurs, nous sommes parvenus à placer cette question au cœur du débat public.

La canicule que nous traversons, la deuxième en un mois, ne fait que renforcer notre engagement à documenter sans relâche les ravages en cours et mettre la lumière sur les responsables.

Car pour agir, il faut savoir.

Chaque mois, plus de deux millions de personnes lisent nos articles, et des millions consultent nos publications sur les réseaux sociaux.
Ces personnes savent ainsi à quel point chaque dixième de degré de réchauffement compte pour garder un monde vivable.

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Directrice de la rédaction de Reporterre

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Sur la commune d’Hyères, la presqu’île de Giens en juillet 2024. - © Magali Cohen / Hans Lucas
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