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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
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"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

DERNIÈRE LIGNE DROITE POUR NEWB...
Et toi ?
Article mis en ligne le 15 novembre 2019
dernière modification le 16 novembre 2019

Extrait d’un appel signé par plus de 90 organisations membres de NewB fin 2018 :

Nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à faire évoluer nos modes de vie afin de soutenir un modèle de société plus respectueux de la planète et de ses habitants. C’est le cas aussi dans le domaine bancaire : alors que la finance classique continue à causer des dommages économiques, écologiques et sociaux irrémédiables, la société civile belge s’est organisée et vient de déposer officiellement une demande pour ouvrir une banque locale, coopérative et durable dès 2020 ! Énorme motif de satisfaction pour les organisations signataires, qui appellent l’ensemble des citoyennes et citoyens à se mobiliser plus que jamais derrière le projet NewB.

L’idée d’une nouvelle banque, coopérative, éthique, transparente…. est née à la suite d’un double constat : celui de l’appauvrissement du paysage bancaire en Belgique et celui de la mauvaise gestion qui nous a conduit à la crise de 2008.

Sur les 90 banques présentes en Belgique, 75 sont des filiales ou des succursales de banque étrangères, ce qui porte à 83% le nombre de banques étrangères en Belgique [1]. Un paysage bancaire encore peu diversifié dans lequel NewB comblerait un manque : celui d’avoir une banque à la fois coopérative, éthique et belge, qui soit différente sur le fond et sur la forme.

Le deuxième constat, plus fondamental, est la difficulté d’avoir des banques capables de faire évoluer les pratiques du métier pour tenir compte des défis écologiques et sociaux qui deviennent de plus en plus pressants. En 2016-2017, une grande banque présente en Belgique finançait à hauteur de 12,8 milliards d’euros les énergies fossiles et seulement à hauteur de 3,3 milliards d’euros les énergies renouvelables. Dix ans après la crise de 2008, les banques conventionnelles ne semblent pas ou peu financer la transition sociale et écologique dont nos sociétés ont besoin. NewB ambitionne d’être une banque au service de ces transitions, dans le respect de l’humain et de la planète.

Une banque pour le climat ?

Si on se concentre sur les questions liées au climat au cœur de l’actualité de ces derniers mois, NewB entend jouer un rôle essentiel dans cette lutte portée par de nombreux jeunes.

Les premiers prêts qui seront octroyés par NewB serviront exclusivement à financer la rénovation des maisons et bâtiments dans une logique de transition énergétique. Et la mobilité douce sera au centre de ses préoccupations dès le début. NewB ne financera pas d’entreprises qui exploitent des énergies fossiles.

Bref, un pas essentiel et considérable au sein du paysage bancaire actuel.

Quelle demande du public pour la finance éthique ?

D’après une enquête de BBDO réalisée en 2016, 35% de la population belge serait favorable à l’arrivée d’un projet comme celui de NewB [2].

Une étude de 2015, publiée par le Morgan Stanley lnstitute for Sustainable lnvesting, nous apprend que 80% des milléniums (adolescents nés dans les années 2000), plus de 70% de femmes et 60% d’hommes s’intéressent à la finance éthique et estiment que l’environnement, le social et la gouvernance sont des facteurs importants quand on réalise des investissements [3]. Une étude du Réseau Financité et de Novacitis (https://www.novacitis.be) mentionnait aussi en 2017 que 63% des wallons et des bruxellois sont prêts à investir dans le secteur de l’économie sociale.

Enfin, on voit que l’encours des produits financiers solidaires certifiés par le label Financité & Fairfin en Belgique s’approche des 240 millions d’euros [4]. Un volume qui augmente encore chaque année, bien que lentement.

Les signaux au rouge.

Le FMI et l’OCDE s’accordent à dire que le niveau de risque de connaître une crise financière est élevé [5].
« La dette américaine s’envole ... La tendance est la même au niveau mondial avec un total de 244.200 milliards de dollars de dettes, soit une hausse de 318% en 10 ans » [6].

Alors si personne au sein de NewB n’espère cette crise, on sait aussi que les crises sont des moments propices aux changements de comportement.

De plus. la confiance des belges dans les banques classiques a diminué depuis la crise financière et est, jusqu’à aujourd’hui, restée en rade. Pour 52% des 1.000 personnes interrogées par le Tïjd et l’Echo dans une étude réalisée en 2018, seuls 4% disent avoir plus confiance et 44% autant ou tout aussi peu confiance dans les banques. [7].

Les banques coopératives, 
un modèle plus stable et plus rentable

Par ailleurs, l’attrait pour les banques coopératives pourrait aller croissant car elles offrent une plus grande stabilité de revenus et une volatilité inférieure de rendement par rapport aux banques commerciales classiques. On peut trouver diverses raisons [8] à ce phénomène comme leur moins grande dépendance aux marchés ou leur moindre motivation à prendre des risques excessifs [9].

Un rapport déposé au parlement européen ajoute que les banques éthiques sont 3 fois plus profitables que les banques systémiques de par leur résistance aux chocs 16. Enfin, le “Baromètre de la consommation 2014" en Belgique révèle que 23% des consommateurs du pays veulent être clients d’une banque coopérative en Belgique. Une aspiration qui n’est aujourd’hui pas satisfaite mais que l’on ambitionne de rencontrer avec la création de NewB.

Une demande forte et réaffirmée

Les circonstances évoquées ici témoignent sous différents angles qu’il y a toujours belle et bien une demande forte à la venue de NewB.

NewB a réussi à réunir des dizaines de milliers de citoyens et citoyennes autour de son projet avant même d’avoir commercialisé un seul produit. La banque coopérative NewB est la résultante d’une demande de plus en plus importante de la population pour une finance qui réponde aux enjeux sociétaux de notre temps.

Et maintenant ?

Fin 2018, les organisations membres de NewB ont à nouveau réaffirmé leur soutien à NewB et signé conjointement un appel dont voici un extrait :
“Nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à faire évoluer nos modes de vie afin de soutenir un modèle de société plus respectueux de la planète et de ses habitants. C’est le cas aussi dans le domaine bancaire : alors que la finance classique continue à causer des dommages économiques, écologiques et sociaux irrémédiables, la société civile belge s’est organisée et vient de déposer officiellement une demande pour ouvrir une banque locale, coopérative et durable dès 2020 ! Enorme motif de satisfaction pour les organisations signataires, qui appellent l’ensemble des citoyennes et citoyens à se mobiliser plus que jamais derrière le projet NewB.”

Plus de 90 organisations ont ainsi relayés massivement cet appel, ce qui a permis à NewB de connaitre une nouvelle vague de souscription. Un soutien qui manifeste la volonté de créer une alternative bancaire en Belgique.

La dernière ligne droite est là, devant nous, et chacun est invité à se lancer. D’urgence, puisqu’il reste à peine 15 jours pour atteindre la somme de départ nécessaire pour que le projet puisse enfin voir le jour.

Conclusion

Bref, d’une façon ou d’une autre, il est temps de se bouger si l’on veut que le monde de la banque évolue vers plus d’éthique, plus de transparence, plus plus de considération et d’interactions avec ses clients - qui sont aussi ceux qui la font vivre et av ec tous les citoyens.
Donc, il y a urgence. Prendre des parts, investir, oui, d’urgence, il ne reste que quelques jours pour que NewB puisse exister comme banque.

Ça vaut le coup, non ?
Et si le projet n’aboutit pas, ce qui serait vraiment dommage, tout le monde sera remboursé.

Votre argent, c’est votre pouvoir d’action

Philippe Van Parys, philosophe, a écouté les arguments de NewB et nous fait part de ses conclusions.

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