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Michel Simonis

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Tibet : on a pu lire dans "Le Monde"... et on a pu écouter à la RTBF...
Article mis en ligne le 15 mars 2008
dernière modification le 8 février 2009
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Dans "Le Monde" de ce 14 mars

Les manifestations de centaines de moines de grands monastères de Lhassa dans les rues de la capitale tibétaine, lundi 10 et mardi 11 mars, représentent un sérieux motif d’inquiétude pour le régime chinois. Pékin redoute en effet par-dessus tout que la période pré-olympique ne fournisse le prétexte à ses adversaires d’attirer l’attention sur le manque de respect des droits de l’homme en République populaire.

Les incidents de ces derniers jours sont sans précédent depuis 1989, année où fut décrétée la loi martiale dans Lhassa, la capitale de la "Région autonome du Tibet", après plusieurs jours de violentes manifestations. Lundi, de 300 à 400 moines du grand monastère de Drepung, situé à moins d’une dizaine de kilomètres du centre-ville, ont défilé dans les rues pour finir par s’asseoir en un groupe compact dans une artère de la ville.

Mardi, après l’arrestation de certains d’entre eux, plus d’un demi-millier de moines ont de nouveau organisé une manifestation, demandant la libération de leurs "frères" appréhendés la veille. Cette deuxième journée a été la plus violente, les forces de sécurité dispersant les manifestants en tirant des grenades lacrymogènes.
Les témoignages relayés par Radio Free Asia et certains touristes qui ont publié des comptes rendus de la manifestation sur leurs blogs, montrent que les moines ont évité la plupart du temps de scander des slogans demandant l’indépendance du Tibet.

Les premiers défilés de lundi, qui coïncidaient avec le 49e anniversaire de la fuite de Lhassa du dalaï-lama après un soulèvement manqué de la population de la ville, avaient pour but de demander la libération de moines emprisonnés en 2007. En octobre 2007, après que le président américain George Bush eut remis la médaille d’or du Congrès au dalaï-lama à Washington, des moines de Drepung avaient repeint des murs du monastère pour célébrer l’événement. Les autorités chinoises avaient arrêté un certain nombre des religieux.
Plus tard dans la journée de lundi, plusieurs moines d’un autre monastère important, celui de Sera, se sont réunis devant le Jokhang, la "cathédrale" de Lhassa.
Des touristes qui ont assisté à l’événement racontent que ces moines "formaient un cercle silencieux autour de la police", qui, dans un premier temps, n’a pas été en mesure de procéder à des arrestations.
Certaines sources relayées par des spécialistes du Tibet indiquent que les autorités chinoises n’auraient pas choisi la confrontation au début des manifestations, laissant même les moines de Drepung organiser leur "sit-in" durant huit heures.
Ce n’est que mardi matin, après la marche vers Lhassa de 600 moines de Sera, que les policiers et les paramilitaires de la Police armée populaire ont décidé de disperser manu militari les manifestants. Mercredi, des incidents ont été signalés autour d’un troisième complexe monastique, celui de Ganden.
Des sources émanant de la communauté tibétaine en exil en Inde font état d’autres manifestations en début de semaine dans trois autres monastères dont l’un situé dans la province voisine du Qinghaï.
A Pékin, un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères a confirmé, mardi, que Lhassa avait été le théâtre de manifestations "illégales et menaçant la stabilité sociale".

Bruno Philip

Article paru dans l’édition du 14.03.08.

(voir l’article)

Et ce 15 mars, sur La Première, dans le journal de 3 heures : à (ré)écouter

http://www.tibet.be/Rtbfradio15mars13h.mp3