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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
Slogan du site

"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

Découvertes printanières
Article mis en ligne le 5 avril 2008
dernière modification le 28 mai 2008
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Vacances de Pâques 2008 fertiles en rencontres et en découvertes :
- José Gualingua, Samai (Sabine) et Jacques Dochamps (Frontières de Vie, Sarayaku) ;
- Pierre Rabhi, les responsables du Mouvement Terre et Humanisme et Jean-François Noubel ;
- Thierry Verhelst qui publie son dernier livre : "Des racines pour l’avenir, cultures et spiritualités dans un monde en feu", chez l’Harmatan...
Un fameux remue-méninges ! Le nouveau paradigme est bien en marche...

Je vous fais part de la découverte de deux "maîtres à penser" qui m’ont impressionné en profondeur : Jean-François Noubel et Thierry Verhelst. J’ignore s’ils se connaissent, mais quelle convergence ! Si je les mets en parallèle avec Pierre Rabhi, les projets communautaires des indiens Kechuas de Sarayaku, ou les thèmes du symposium "Réveiller le Rêveur", voilà matière à alimenter le "nouveau paradigme". L’utopie devient réalité...

Voici un petit avant goût...

De Jean-François Noubel :

Le premier axe qui m’intéresse consiste à observer comment la société se réorganise, ici et là, pour dépasser les limites des écosystèmes sociaux existants, poussée par une intelligence collective prodigieuse.

Sur cet axe, l’essentiel est que l’on trouve aujourd’hui une forme sociale qui n’existait pas il y a quinze ans et n’avait jamais existé avant : la société civile s’est accaparé le cyberespace (internet, blogosphère, wikisphère, etc), utilisant avec maestria des outils hyperpuissants qui permettent de gérer la complexité, de faire du brainstorm collectif, de résoudre des conflits, de lancer des projets, de tisser des liens simultanés, d’échanger des savoirs, de construire une mémoire collective... bref, de dépasser tout ce qui jusqu’ici rendait l’autogestion impossible et reléguait les nouvelles utopies aux calendes grecques. Jusque-là la complexité était telle, qu’on était toujours obligé d’en revenir à l’écosystème social du vieux monde, composé à 99% d’organisations à structure pyramidale, fonctionnant sur la division du travail (et donc de l’information), sur l’autorité hiérarchique et sur la rareté. Ce vieux système a montré ses limites. Et que voit-on ? Poussée à ses limites extrêmes, la logique du vivant s’invente de nouvelles formes. Personne ne l’a prémédité. Elles émergent. C’est tout nouveau, ça n’a que quelques années et ça réunit déjà, de par le monde, des centaines de millions de personnes, qui échangent des savoirs, coordonnent des projets, partagent des visions, montent des choses ensemble...

De Thierry Verhelst :

Au Sud et au Nord de la planète, tantôt à la périphérie, là où se situent des espaces de liberté, tantôt au centre même de la mégamachine, des femmes et des hommes sont en train de changer leur rapport à la nature, à l’économie et à la vie en société. Des valeurs et attitudes différentes émergent, enracinées dans une spiritualité ouverte. Nous sommes parvenus à une époque charnière, comme le fut le siècle des Lumières. Ces mutations entraînent un nouveau paradigme culturel, tel que l’envisagent des figures prophétiques, du mahatma Gandhi au dalaï-lama, en passant par Ety Hillesum ou Pierre Rabhi. Tout dépend de la mondialisation et de ce que nous en ferons.

Le métissage culturel et de nouvelles solidarités sociales renferment la promesse qu’« un autre monde est possible », où s’opposent au fondamentalisme du marché et à celui des religions et des ghettos pseudo-identitaires la quête de sens et le combat pour des socio-économies plus équitables.

Saurons-nous apprendre des cosmologies amérindienne et bouddhiste, nous inspirer de la sagesse africaine, écouter les leçons de la mystique hindoue ou musulmane, découvrir les trésors méconnus de la tradition chrétienne ? Les sociétés modernes vont-elles s’inspirer de la Tradition afin d’instiller plus d’harmonie, de profondeur et de holisme dans leur culture devenue mortifère ? Y a-t-il une sortie de l’horreur économique ? La marchandisation du monde nous pousse à devenir des individus hyper-compétitifs, désenchantés et prédateurs. L’autodestruction de l’humanité est de l’ordre du possible, mais le pire n’est jamais sûr...

A suivre... Bientôt des articles plus explicites et des références.

L’image qui sert de logo à cet article est une fresque réalisée à la prison de Pochutla (Mexique), par des prisonniers, conseillés (mais pas aidés) par des artistes mexicains. elle orne une grande pièce commune de la prison. (photo Isabelle Parentani)




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