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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
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"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

Dans la gueule du loup
Article mis en ligne le 8 janvier 2014
dernière modification le 24 janvier 2014
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Une banque suisse ! Vous vous rendez compte ?

Une banque alternative suisse, ça existe ?

Christian Arnsperger, professeur et chercheur universitaire, décide de descendre de sa chaire (Université de Louvain) et d’y passer une année. Sur le terrain. Choc et révélation.

Utile peut-être pour le lancement de notre future NewB, bientôt sur les rails (c’est annoncé pour janvier 2014)

Dans cette Banque Alternative Suisse (BAS), le questionnement est permanent.

Ici, la banque sacrifie une part de profit au nom d’une vision d’un monde différent. Le profit est bien évidemment important, il ne peut descendre sous un certain seuil, mais son accroissement n’est pas la raison première de la banque. Ce qui passe avant tout le reste, c’est le sens. Ainsi, la BAS refuse carrément de financer certains secteurs comme le transport aérien ou le nucléaire. Des critères d’exclusion sont aussi établis pour les placements. Le pendant, ce sont des critères positifs : huit secteurs économiques sont particulièrement soutenus, notamment avec des prêts légèrement bonifiés. C’est l’agriculture biologique, les entreprises sociales, la santé et la prévention, etc. Cette vision se répercute aussi dans l’éthique du personnel. « Ceux qui viennent travailler ici sont plus engagés que la moyenne. Certains viennent du secteur bancaire classique et ont accepté jusqu’à 50% de salaire en moins. » Les actionnaires renoncent régulièrement à leurs dividendes ou les reversent dans le Fonds d’innovation de la BAS, idem pour les épargnants et leurs intérêts.

Quand nous l’avions interviewé, tout début 2010, il nous avait dit être « assez pessimiste quant à l’éthique des affaires dans un environnement économique capitaliste, mondialisé, hyper compétitif, où on est plutôt aspiré vers le bas ».

« J’ai revu complètement ce point de vue, nous dit-il aujourd’hui. À l’époque, je ne faisais pas suffisamment la différence entre les différents acteurs du monde économique. Il y a les acteurs du monde capitaliste global qui se focalisent sur le profit, et, sur eux, mon avis n’a pas changé. Par contre, je pense que de plus en plus de gens du monde des affaires sont en phase avec ce que fait la BAS. Utiliser le profit comme outil pour soutenir l’économie est tout à fait louable. Le tout est de trouver une autre motivation que la maximisation des profits. Ici, la banque sacrifie le profit pour le sens. Les banques classiques sacrifient le sens pour le profit. C’est ce renversement simple dont j’ai été témoin ici. Et c’est ce qui me rend plus optimiste qu’avant. »


L’ECHO SAMEDI 19 OCTOBRE 2013_______________

("Cette banque prouve qu’on peut, à la fois, mener sérieusement une activité lucrative et imprimer un nouveau sens à l’économie. Cette banque doit croître, avoir davantage de clients, continuer à faire du profit » : voilà une déclaration que Christian Arnsperger n’aurait certainement jamais faite il y a seulement deux ans. Les entreprises (ou plutôt certaines) ont gagné en respect à ses yeux.)

P.S. :

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