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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
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"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

Estime de soi et décrochage scolaire
Article mis en ligne le 11 janvier 2014
dernière modification le 11 mars 2016
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Je rapproche cette question du travail de Richard Wilkinson au sujet de l’inégalié. L’inégalité concerne l’estime de soi, celle-ci l’accrochage scolaire... On a donc une boucle systémique qui peut alimenter une réflexion stimulante et de larges pistes d’action...
M. S.

La question du décrochage scolaire et de l’absentéisme à l’école, c’est une réalité à Bruxelles.

Lutter contre l’absentéisme scolaire en suspendant les allocations familiales aux parents concernés ne fera qu’aggraver les problèmes. La sanction n’est certainement pas une mesure éducative ou de nature à changer le fond des personnes. Il faut soutenir les parents dans leurs difficultés et reconnaître le jeune pour ce qu’il est et dans ce qu’il est capable de faire.

Exemple concret.

Faouzia Hariche, Echevine de l’Instruction publique, de la Jeunesse et de la Petite enfance à la Ville de Bruxelles.

La question du décrochage scolaire et de l’absentéisme à l’école, c’est une réalité à Bruxelles.
Mais on peut y répondre en formant davantage et mieux les enseignants à la réalité sociale dans laquelle nous vivons. La société bruxelloise a fortement changé et nous devons adapter nos pédagogies pour répondre au mieux à l’attente et aux besoins de la population. Ce qui ne veut pas dire qu’on remette en question le degré d’exigence ! C’est d’ailleurs ce que nous faisons à la Ville de Bruxelles pour les écoles qui sont sous notre responsabilité en tant que pouvoir organisateur. Et les résultats sont plutôt bons. Nous n’avons pas une diminution du taux de réussite et nous ne connaissons absolument pas une augmentation du décrochage scolaire. Il y a toute une série d’actions de prévention qui sont menées pour éviter, à l’approche de l’adolescence, le redoublement. Je prends l’exemple du Lycée Henriette Dachsbeck. Il a développé un projet autour du bien-être parce qu’on sait que la plupart du temps, quand les jeunes décrochent, c’est lié au chamboulement hormonal qu’ils connaissent. Ce changement entraîne des difficultés scolaires de nature à diminuer l’estime de soi et cela peut conduire au décrochage. Ce projet est mené depuis quatre ans et donne des résultats extraordinaires. On est passé d’une cinquantaine de non-réinscriptions d’élèves pour des raisons de comportement à seulement trois l’an dernier. Qu’en est-il des parents ? Faut-il également les impliquer dans le processus pour éviter le décrochage et donc l’absentéisme ? Les parents sont des partenaires de l’école. Il faut qu’ils travaillent en bonne intelligence avec les équipes éducatives et je dois reconnaître que dans la très grande majorité des cas c’est ce qui se fait. Au sein de la Ville de Bruxelles, nous favorisons la création d’associations de parents et toutes les écoles ont un conseil de participation. Lorsque les parents s’investissent dans la scolarité de leur enfant dès l’enseignement maternel et primaire, il y a beaucoup de chances pour que ça puisse continuer par après. On peut mettre fin au décrochage et à l’absentéisme scolaire et cela ne demande pas forcément beaucoup de moyens.

Entretien : Charles Van Dievort, LLB, 19 octobre 2013

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