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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
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"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

Tibehirine
Article mis en ligne le 13 octobre 2010
dernière modification le 5 mai 2014
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J’aime beaucoup cette photo, emblématique du film, qui remue profondément la plupart de ceux qui l’ont vu.
Ayant vécu 3 ans en Algérie, et resté très attaché à ce pays malgré les années ’90 chaotiques, cela me touche d’autant plus : j’y étais comme chrétien, en pays musulman, juste un peu après l’Indépendance, à un moment où tout était encore possible.
Et avant que l’armée ne s’empare du pouvoir pour de longues années.

Voici un commentaire de présentation publié à l’occasion d’un "C dans l’air" de haut niveau (malheureusement pas visible sur le site), datant de fin septembre 2010 sur France 2, avec Frédéric Lenoir, Odon Valet et Catherine Barry, entre autres.

C’est le triomphe que personne n’attendait. Des hommes et des dieux, le film de Xavier Beauvois, conserve pour la troisième semaine consécutive la première place du box-office. Comment expliquer ce succès ? 

Déjà un million et demi de spectateurs ! Depuis sa sortie en salles, le 8 septembre 2010, le très grand succès du film Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois ne se dément et est en passe de devenir un événement. Grand prix du jury du dernier Festival de Cannes, encensé par la critique, ce long métrage, lancé sa première semaine en France avec 252 copies, caracole depuis en tête du box-office. Pourtant, sa forme lente, dépouillée et son sujet - l’histoire des moines de Tibéhirine, enlevés et assassinés en Algérie en 1996 - ne laissaient pas présager un tel raz-de-marée du public.

Aujourd’hui, le nombre de copies en circulation est passé à 424, et les distributeurs attendent désormais 2,5 millions d’entrées minimum. D’autant que ce film d’auteur a des chances d’être primé aux Césars et a été sélectionné par le Centre national de la cinématographie pour représenter la France aux Oscars, à Hollywood.

Mais pourquoi un tel engouement ? Que poussent les spectateurs à entrer dans les salles obscures pour voir ce film qui défie toutes les lois du marketing ? Les actuelles prises d’otages de citoyens français à l’étranger ? Une quête de sens et de spiritualité dans un monde globalisé et de plus en plus complexe ?

Au-delà du coup de cœur de l’Hexagone pour ce film, les Français sont aujourd’hui de plus en plus nombreux, catholiques ou pas, à gagner les monastères, pour une retraite d’un week-end ou d’une semaine. Mais aussi à fouler les chemins menant vers Saint-Jacques-de-Compostelle, poussés par une quête spirituelle et/ou le besoin de se recentrer, de ralentir le rythme.




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