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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
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"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

L’empereur de Chine
Article mis en ligne le 19 décembre 2009
dernière modification le 22 décembre 2009
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Bon ! voilà ! Copenhague, c’est plutôt raté.

La Chine n’est pas innocente.

Retour un tout petit peu en arrière... 4.000 ans...

Depuis lors...

Aujourd’hui, la leçon le l’empereur est pour tout le monde. Et pour nous aussi...

"Il y a des gens qui souffrent de faim, qui n’ont pas de vêtements à mettre, qui sont en train de commettre des crimes, tout cela est ma faute, je vais avouer ces crimes pour qu’on examine mes fautes envers le peuple", avoua l’empereur Yao de retour d’une promenade parmi ses sujets.

Ses ministres en chœur : "Si le peuple ne vit pas bien c’est parce qu’il y a trop de calamités, le peuple doit apprendre la patience pendant cette période difficile."

L’empereur rétorqua : "Le peuple est dans la gêne, il ne faut pas se soustraire à nos responsabilités à cause des calamités, par contre il faut chercher en soi les raisons de ce mal. Je ne peux pas me plaindre que le peuple ne soit pas patient, il faut que je réfléchisse sur mes torts dans ma façon de gouverner le pays."

C’était il y a 4 000 ans. Le mythique, le bon empereur Yao inventait le jeu de Go, creusait le premier puits de Chine, refusait qu’on lui bâtisse un palais de jade, de marbre et d’or, préférant une chaumière et établissait sa capitale dans la ville de Linfen. La brume du temps couvre dorénavant la vérité historique, tandis que sa tombe et son temple, construits 500 ans après sa mort, trônent dans son ancienne capitale sous une chape de pois : Linfen est aujourd’hui l’une des villes les plus polluées sur la surface de la planète Terre.

La Chine a produit 2,7 milliards de tonnes de charbon en 2008 et devrait dépasser ce chiffre cette année, selon les statistiques officielles. La production devrait augmenter de 30 % en 2015, car le pays asiatique en tire 70 % de son énergie. Selon les estimations d’experts, les émissions de carbone de la Chine devraient presque doubler d’ici 2020. Cette dépendance au charbon rapporte gros à cette région pauvre mais coûte cher en dépenses de santé et en termes de pollution.

Dans cette ville de 3,3 millions d’habitants de la province du Shanxi, il est plus facile d’imaginer un espoir danois que de trouver une solution concrète à quelques mètres tant le nuage de smog est dense.

Un espoir danois ???

Extrait de l’article "Linfen la maudite", de Bruno Fella (avec AFP) paru dans La Libre Belgique le 18/12/2009.




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