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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
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"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

La volonté de vivre (traduit de l’arabe)
Article mis en ligne le 19 août 2017
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Abou el Kacem Chebbi,
né le 24 février 1909 à Tozeur et
mort le 9 octobre 1934 à Tunis

Lorsqu’un jour le peuple veut vivre,
Force est pour le Destin, de répondre,
Force est pour les ténèbres de se dissiper,
Force est pour les chaînes de se briser.
Avec fracas, le vent souffle dans les ravins,
au sommet des montagnes et sous les arbres disant :
« Lorsque je tends vers un but,
je me fais porter par l’espoir
et oublie toute prudence ;
Je n’évite pas les chemins escarpés
et n’appréhende pas la chute
dans un feu brûlant.
Qui n’aime pas gravir la montagne,
vivra éternellement au fond des ravins ».
Je sens bouillonner dans mon cœur
Le sang de la jeunesse
Des vents nouveaux se lèvent en moi
Je me mets à écouter leur chant
A écouter le tonnerre qui gronde
La pluie qui tombe et la symphonie des vents.
Et lorsque je demande à la Terre :
« Mère, détestes-tu les hommes ? »
Elle me répond :
« Je bénis les ambitieux
et ceux
qui aiment affronter les dangers.
Je maudis ceux qui ne s’adaptent pas aux aléas du temps
et se contentent de mener
une vie morne, comme les pierres.
Le monde est vivant. Il aime la vie et méprise les morts,
aussi fameux qu’ils soient.
Le ciel ne garde pas, en son sein,
Les oiseaux morts
et les abeilles ne butinent pas
les fleurs fanées.
N’eût été ma tendresse maternelle,
les tombeaux n’auraient pas gardé leurs morts (…)
La vie se fait
Et se défait
Puis recommence.
Le rêve des semences émerge de la nuit
Enveloppé de la lueur obscure de l’aurore,
(…) En un moment pas plus long
qu’un battement d’ailes,
Leur désir s’accroît et triomphe.
Elles soulèvent la terre qui pèse sur elles
Et une belle végétation surgit pour contempler la beauté
de la création.
La lumière est dans mon cœur et mon âme,
Pourquoi aurais-je peur de marcher dans l’obscurité ?
Je voudrais ne jamais être venu en ce monde
Et n’avoir jamais nagé parmi les étoiles.
Je voudrais que l’aube n’ait jamais embrassé mes rêves
Et que la lumière n’ait jamais caressé mes yeux.
Je voudrais n’avoir jamais cessé d’être ce que j’étais,
Une lumière libre répandue sur toute l’existence.

P.S. :

Abou el Kacem Chebbi (arabe : أبو القاسم الشابي), également orthographié Aboul Kacem Chabbi ou Aboul-Qacem Echebbi, né probablement le 24 février 1909 à Tozeur et mort le 9 octobre 1934 à Tunis, est un poète tunisien d’expression arabe considéré par Abderrazak Cheraït comme le poète national de Tunisie1.
Ses poèmes apparaissent dans les plus prestigieuses revues de Tunisie et du Moyen-Orient. Fortement influencé par le romantisme européen des XVIIIe et XIXe siècles, Chebbi, qu’on a pu surnommer « le Voltaire arabe »3, se penche sur des thèmes comme la liberté, l’amour et la résistance, notamment dans son fameux Ela Toghat Al Alaam qui s’adresse « aux tyrans du monde » et qu’il écrit en plein protectorat français de Tunisie.
(Wikipedia)




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