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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
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"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

La maison "Pomme de pin"
Article mis en ligne le 29 juin 2015
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Marie Ernotte et Dimitri Collard, qui ont emménagé dans leur maison baptisée "Pomme de pin" le 1er juillet 2013, ont remporté l’un des huit trophées du Prix belge de l’Energie et de l’environnement, dans la catégorie Eco-citizen Award (voir encadré).
Les lauréats y sont présentés comme "de simples citoyens qui ont auto-construit leur maison dont les qualités essentielles sont : sa forme harmonieuse, son bio-mimétisme, ses matériaux naturels durables, sa simplicité, son intégration dans la forêt et son impact favorable pour leurs enfants et les générations futures "

Dans les sous-bois de la Hocaille, ce jour-là traversés par les rayons du soleil, au milieu de quelques constructions légères signant une ancienne zone d’habitats de vacances, se niche, perchée en haut d’une butte, celle que l’on cherchait : la maison "Pomme de pin".

S’ils n’ont pas été jusqu’à fabriquer eux-mêmes leurs briques en terre crue, Marie et Dimitri ont cependant très largement contribué à la construction de leur habitation : fondation, finitions intérieures et extérieures diverses, montage de l’ossature ou encore du poêle. "Il pèse quand même 4,5 tonnes, nous fait remarquer Dimitri. Il accumule la chaleur lorsque l’on fait la flambée et chauffe par rayonnement ; c’est pour cela que l’on mettra probablement aussi de la terre crue au sol. Notre ambition est de consommer un minimum. Le poêle a été dimensionné pour chauffer au maximum une fois par jour. Il chauffera aussi, en partie, l’eau."

Et les murs ? En argile. L’ossature ? "La charpente (NdlR : un modèle de maison préfabriquée venant de Pepinster) a été déposée, en kit, en bas du terrain. L’ossature, très légère, est en bois. Nous avons tout monté avec deux amis en dix jours, en plus d’une dizaine de journées pour couvrir le toit, que nous avons isolé avec un liège de 5 cm d’épaisseur, avant de mettre la couche d’étanchéité. Pour compenser le fait que c’est très léger et que cela a très peu d’inertie, nous avons fait nous-mêmes, en chantier participatif cependant, la dalle à la chaux - pour éviter au maximum le béton -, directement sur sol avec un isolant. En-dessous de la dalle sur laquelle nous marchons, il y a 30 à 60 cm de verre cellulaire expansé. Ce sont des petites galettes de verre cuit recyclé. Cela permet une très bonne isolation et une excellente résistance à la compression. Cela n’absorbe pas l’humidité et, en plus, c’est drainant. La dalle est armée de treillis de bambous pour éviter le métal qui rouille dans la chaux ".

"Nous avons cherché un maximum de matériaux écologiques et de techniques qui nous permettaient de participer nous-mêmes à la construction et d’ainsi diminuer les coûts", complète Marie. Certes, ils ont fait appel à un architecte, un ingénieur en stabilité, un entrepreneur pour le terrassement.

Isolation en chanvre et plafonnage à l’argile

La visite se poursuit à l’étage, où l’on découvre, sous la jolie voûte de bois, les couchages de la petite famille. Toujours en cours, l’isolation est en chanvre, puis panneaux en fibres de bois et plafonnage à l’argile. "Nous pensons faire des petites alcôves pour les chambres et garder un espace de jeu central pour les enfants", explique Dimitri.

"Nous aimerions avoir au moins terminé l’isolation intérieure avant l’hiver. Nous sommes conscients qu’il y a encore beaucoup de travail et nous n’avons pas envie de nous mettre une pression démesurée". Pas le genre !

Extraites d’un reportage de LAURENCE DARDENNE Publié dans La Libre le mercredi 13 août 2014


Prix belge de l’énergie et de l’environnement

Et les autres lauréats et nominés sont…
Le prix belge de l’énergie et de l’environnement. Depuis sa première édition en 2006, le Prix a rassemblé près de 1 700 initiatives. Qu’ils s’agissent de citoyens, d’entreprises, d’institutions publiques ou du secteur non marchand, tous ont apporté des contributions remarquables à la gestion et la protection de l’environnement, de l’énergie ou du climat de notre pays. 2015 sera la 10e édition de ce prix. Dès octobre, les inscriptions seront ouvertes sur le site www.eeaward.be.

Voici quelques-uns des projets remarqués à l’édition 2014.

Catégorie Young People Award. Ce Prix est destiné à un citoyen de moins de 30 ans qui s’est engagé dans la protection ou la mise en valeur de l’environnement ou des sources d’énergies renouvelables ou qui s’est distingué dans la lutte contre le changement climatique.

Le lauréat est Gwénaël Huynen pour "Otonôm, arrête les frais !", un e-commerce éconologique qui propose des solutions économiques et écologiques pour diminuer les factures de chauffage, d’électricité et d’eau ainsi que des solutions éco-responsables pour la maison.

Les nominés sont : François Mahu pour "Chrysalis", le cuiseur qui fonctionne à l’énergie solaire ; Martin Gabor pour "Save My Bed", première société belge de recyclage de matelas et Marine André pour "Bee Nature", des soins cosmétiques 100 % belges à base de miel.

Catégorie Public Sustainable Development Award. Ce prix récompense les villes et communes et les institutions publiques qui se distinguent dans le domaine de la protection de l’environnement, de l’économie d’énergie et/ou des ressources naturelles.

Le lauréat est la commune de Chaudfontaine, qui développe son réseau communal de mobilité douce.

Catégorie Education Eco-Awards. Ce prix est spécialement destiné au secteur de l’enseignement. Il récompense la sensibilisation, l’information, l’éducation et les actions en matière d’environnement et d’énergie.

La lauréate est l’Ecole provinciale postscolaire d’agriculture-EPPA (Huy) pour sa "Conserverie solidaire : arrêtons de gaspiller… et si on repensait aux bocaux ?" Cette école a souhaité, à travers son projet de conserverie itinérante, réenseigner les techniques de conservation des denrées alimentaires hors-chaîne du froid. Elle entend ainsi favoriser les circuits courts dans un modèle économique viable.




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