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LARCENCIEL - site de Michel Simonis
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"To do hay qui ver con todo" (tout a à voir avec tout) Parole amérindienne.
Comprendre le présent et penser l’avenir. Cerner les différentes dimensions de l’écologie, au coeur des grandes questions qui vont changer notre vie. Donner des clés d’analyse d’une crise à la fois environnementale, sociale, économique et spirituelle, Débusquer des pistes d’avenir, des Traces du futur, pour un monde à réinventer. Et aussi L’Education nouvelle, parce que Penser pour demain commence à l’école et présenter le Mandala comme outil de recentrage, de créativité et de croissance, car c’est aussi un fondement pour un monde multi-culturel et solidaire.

Michel Simonis

Un hymne à la créativité
Article mis en ligne le 26 janvier 2014
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Les 3 ’i’ et les 4 ’c’

Les entreprises les plus innovantes ont un point commun : des employés qui rient et s’amusent.

Je pense qu’il faut prendre le mot "entreprise" dans son sens le plus large : une école, une institution, une ASBL, ou même n’importe quel projet qu’on a l’intention de mettre en route, peuvent être considérées comme des "entreprises". Bien sûr, le mot "employé" se remplace aisément par l’équivalent qui convient.
MS

1. Un hymne à la créativité

Pour Jamie Anderson (Auteur et professeur de Management Stratégique à l’Antwerp Management School), l’importance de la créativité est bien souvent sous-évaluée.

Une des raisons est l’aversion au risque.

Beaucoup d’entreprises investissent dans l’apprentissage du processus de l’innovation, mais dit-il, l’innovation n’est pas un processus.

Pour Jamie Anderson il faut arrêter de considérer l’innovation comme un processus. Il faut plutôt encourager la créativité à un niveau individuel et collectif.

• La créativité individuelle est l’habilité de voir ce que les autres voient, mais de l’interpréter différemment.

Et ce potentiel a tendance à diminuer avec le nombre d’années de formation. En effet, il faut penser de manière non linéaire pour laisser place à la créativité. Or, le système d’éducation belge met en avant la pensée linéaire.

Comment réapprendre à chacun, dans l’école comme dans l’entreprise, à puiser à nouveau dans son potentiel créatif ?

• La créativité collective est très importante dans la plupart des contextes professionnels. Il s’agit d’encourager la créativité au sein des équipes. De nos jours, les compagnies sont souvent structurées en départements fonctionnels. Encore une fois, c’est donc la pensée linéaire qui est favorisée. Un tel fonctionnement laisse bien évidemment peu de place à la créativité et donc à l’innovation.

De plus, ce sont souvent les mauvaises personnes qui sont nommées responsables de l’innovation.

Les grands managers ne sont, en effet, pas toujours les personnes les plus créatives. On a tendance à nommer les personnes les plus rassurantes ou simplement les plus anciennes.

Aujourd’hui la nécessité d’innover pour une entreprise est devenue une évidence.

Pas nécessairement dans les produits, mais aussi dans tous les aspects du fonctionnement. (voir plus loin)

Pour innover, le première étape à suivre est plutôt de s’entourer de personnes créatives qui pensent de manière non linéaire.

• stimuler la curiosité intellectuelle,

• mettre au défi,

• penser comme un artiste : innovation, intuition et imagination.

Afin de mettre en œuvre une innovation stratégique, les entreprises devraient en fait s’inspirer des artistes et tenir compte de trois ’i’ : inspiration, intuition et imagination.

L’inspiration résulte du désir d’être unique, spécial et reconnaissable. Celui qui, à l’école comme au boulot, ne se sent pas inspirés (uniques, spécial et reconnaissable) ne va certainement pas exploiter leur potentiel au maximum.

L’intuition est la capacité à prendre des décisions importantes sans connaître tous les faits. Rares sont les décideurs qui font confiance à leur intuition et qui ne veulent pas appuyer chacune de leur décision par des données sûres et rationnelles.

L’imagination permet de pousser ses limites, d’expérimenter absolument tout, même ce qui nous paraît de prime abord impossible.

• sortir de sa zone de confort,

• une remise en question du système de l’éducation : l’enseignement doit encourager la créativité, tout en ne négligeant pas la partie ’organisationnelle’ du cerveau. Ce bon équilibre ’gauche-droite’, une fois de plus, est essentiel, mais cela prendra du temps pour y impliquer tout le système scolaire. On a l’impression qu’à chaque génération le travail est à recommencer. Une ambiance inquiète dans la société n’y aide d’ailleurs pas.

(d’après un article d’Yves Cavalier dans La Libre du 28 décembre 2013.

http://www.lalibre.be/economie/libre-entreprise/un-hymne-a-la-creativite-52be55fc35701baedaab2e92

2. S’adapter ou disparaître

Voici dans la même veine, un autre article qui tape sur le même clou...

Carbone, Chine, Communication et Crise générationnelle sont quatre révolutions, quatre changements majeurs qui nous attendent.

Et l’avenir est aux organisations et aux personnes qui pourront saisir ces changements comme des opportunités.

Et l’école dans tout ça... quel jeu joue-t-elle ? Pourrait-elle jouer ? Va-t-elle jouer ?

L’avenir est aux organisations et aux personnes qui pourront saisir les changements comme des opportunités.

Si l’on relit aujourd’hui les aventures de Tintin, peu de choses ont vraiment changé… Les gens (en tout cas en Europe) mangent, voyagent et se déplacent, construisent et habitent, s’habillent et décorent, gèrent leurs dépenses et patrimoine essentiellement de la même manière que dans ’Les 7 Boules de Cristal’ ou ’Les Bijoux de la Castafiore’…

Bien qu’un peu vieillot, l’univers d’Hergé semble familier à la plupart d’entre nous, sans grande rupture sociale ou technologique. Les grandes révolutions du début du XXe siècle (le pétrole, l’électricité, l’aviation,…) y avaient déjà produit leurs effets.

Mais la génération post-Tintin est aussi née dans un monde où émergent les grandes révolutions du XXIe siècle, dont nous commençons seulement à voir les prémices. En particulier, Carbone, Chine, Communication et Crise générationnelle sont quatre révolutions, quatre changements majeurs qui nous attendent.

Et l’avenir est aux organisations et aux personnes qui pourront saisir ces changements comme des opportunités.

Carbone comme ’voici le temps du monde fini’.

Si cette observation a déjà été faite du temps d’Hergé, elle commence seulement à affecter de manière concrète nos habitudes. La capacité limitée de la planète à absorber notre empreinte écologique va changer notre manière de se nourrir, se déplacer ou se loger… Nouveaux modes de construction, nouveaux types de mobilité, nouvelles sources d’énergie sont autant d’opportunités d’innovation à saisir.

Chine comme ’un peu plus à l’Est’, pour paraphraser Tournesol.

Cela fait des siècles que la vie des gens sur cinq continents est affectée par des décisions prises en Europe, via ses colonies, ses armées ou ses multinationales. Mais l’équilibre est en train de basculer. De Astana à Mumbai, en passant par Doha, c’est maintenant la vie des Européens qui est de plus en plus affectée par des décisions prises aux quatre coins du monde. Qui aurait imaginé la puissante Espagne aller quémander auprès de ses anciennes colonies de quoi payer ses dettes ? (Et les travailleurs portugais aller trouver du travail dans les anciennes colonies portugaises d’Afrique ?). Ici aussi, les marchés émergents et leurs attentes sont autant d’opportunités d’innovation à saisir, pour ceux qui pourront les comprendre et s’y adapter.

Communication, comme un monde où l’e-mail apparaît déjà comme dépassé et Facebook comme ringard, où il est normal de rentrer en communication avec n’importe qui, n’importe où, n’importe quand.

Pouvoir exploiter la déferlante d’informations disponibles, attirer, former et motiver des as (artistes et artisans) dans l’art de dénicher et d’extraire les connaissances pertinentes et le les transformer, de travailler connectés en réseaux... Voilà quelques-uns des défis qui nous attendent. L’avenir est à ceux qui pourront s’ouvrir sur le monde et observer, détecter, discerner et expérimenter, remettre en cause et combiner mieux que les autres.

Crise générationnelle, comme un temps où - en Europe à nouveau - ceux qui auront 20 ans en 2015 ne pourront plus compter sur la croissance économique ou le progrès technique comme garant automatique d’une vie meilleure et où ils devront soutenir financièrement le tiers de la population que représenteront les moins de 15 ans et plus de 65 ans.

Dette environnementale, dette publique, dette sociale, dette culturelle sont autant de défis et d’opportunités pour réinventer des modes de consommation et des manières de vivre ensemble.

Ici encore, l’avenir est aux personnes et organisations qui pourront saisir ces opportunités et mettre en œuvre de nouveaux modèles d’entreprises, de nouvelles régulations respectueuses de justice sociale et de nouveaux modes de collaboration.

Pouvoir distinguer ce qui, fondamentalement, change de ce qui ne change pas, pouvoir détecter les opportunités et les mettre en œuvre, sont des capacités cruciales pour aborder les révolutions évoquées ci-dessus.

Puissions-nous ne pas commettre la même erreur que le directeur du bureau américain des brevets, qui, contemplant les inventions traitées par ses services, déclara, en 1899, que tout ce qui pourrait être inventé avait déjà été inventé !

Puisse l’école considérer que tout n’est pas déjà écrit, que chaque nouvelle génération d’élève a quelque chose de nouveau à apporter, qu’est fini le temps de l’enseignant qui a réponse à tout et qu’il peut apprendre du nouveau de chacun de ses élèves.

(D’après un article de Françoise de Viron et Benoît Gailly, paru dans La Libre du 28 décembre 2013) VOIR >>

(gestion-innovation@uclouvain.be)

Enfin, cet article est utilement complété par quelques réflexions de Denis Pennel

Quel travail, demain ?

La volonté d’individualisation des travailleurs induit une véritable révolution qui change complètement notre façon de travailler. Le futur du travail est déjà là, mais on ne le voit pas à cause de la crise.

VOIR l’article dans larenciel >>




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